Metz-Montpellier (0-4) : La honte, la vraie.

Il y a des soirs où le football n’est plus un plaisir, mais une insulte à ceux qui aiment le club. Ce dimanche 11 janvier, Saint-Symphorien a été le théâtre d’une véritable mascarade. Éliminés 4-0 dès les 16es de finale de la Coupe de France par Montpellier, les Grenats ont livré une prestation qui dépasse le stade de la simple défaite : c’est une faute professionnelle.

65 minutes pour couler, 90 minutes d’absence

Le calvaire a commencé très tôt, et le naufrage s’est poursuivi jusqu’à ce 4-0 scellé dès la 64e minute. En à peine plus d’une heure, le FC Metz a été balayé, sans jamais montrer la moindre envie de se battre, de proposer du jeu ou simplement de respecter le maillot.

Sur le terrain, on a eu l’impression de voir onze fantômes. Soyons clairs : il n’y en a pas un seul pour rattraper l’autre, pas un seul n’a été bon. On a assisté à un abandon collectif total. Comment peut-on afficher un tel manque de caractère alors que la survie du club et l’honneur de la ville sont en jeu ?

La taxe sur la fidélité, le mépris en prime

Ce qui rend la pilule encore plus dure à avaler, c’est le contexte autour de ce match. Alors que la Coupe de France est traditionnellement offerte aux abonnés, le club a décidé cette année de nous faire payer 10 euros supplémentaires. Payer pour voir une telle « atrocité » alors qu’on se gèle au stade un 11 janvier, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Mais le pire est arrivé au coup de sifflet final. Si cinq joueurs ont au moins eu la décence de venir nous saluer pour assumer le désastre, le reste de l’effectif, capitaine en tête, a fui ses responsabilités. Ne pas avoir le courage de venir faire face à un public qui a payé pour ce spectacle lamentable est une insulte supplémentaire. La fracture entre l’équipe et son public n’a jamais semblé aussi profonde.

Un électrochoc ou le gouffre ?

On ne peut plus se cacher derrière des excuses. Ce match est une honte qui restera dans les mémoires. Si les joueurs ne réalisent pas l’urgence de la situation, le chemin vers l’enfer ne fait que commencer. Le peuple grenat mérite tellement mieux que ce mépris. Étant de retour au stade après des mois d’absence suite à mes études, je ne m’attendais clairement pas à cela. Aujourd’hui, j’ai mal à mon club et à ma ville de naissance. Stéphane Le Mignan et Bernard Serin démissions !

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